24 septembre 2017

Résultats des votations

Suivi en direct des résultats des votations populaires du 24 septembre.

13h41
Voilà, c'est la fin de ce compte-rendu en direct. Nous publierons les résultats nationaux définitifs en fin d'après-midi.

13h29
Les résultats détaillés pour tout le canton du Valais à retrouver en cliquant ici.

13h26
Le canton du Valais a voté:
1) Arrêté fédéral sur la sécurité alimentaire OUI à 84.3%
2) Financement additionnel de l'AVS OUI à 51.9%
3) Réforme de la prévoyance vieillesse 2020 OUI à 50.4%

13h20
Le projet Prévoyance vieillesse 2020 serait rejeté. Il fallait un OUI aux deux objets (PV2020 et hausse de la TVA) pour que le projet soit accepté. Le conseiller fédéral Alain Berset n'a donc pas convaincu avec son paquet.
La sécurité alimentaire pourrait être acceptée dans l'ensemble des cantons suisses.

13h16
Il ne reste que deux communes qui doivent livrer leurs résultats: Mont-Noble et Naters.

12h34
L'institut gfs.bern donne la projection nationale suivante: refus de PV2020, "too close to call" pour la hausse de la TVA et OUI à la sécurité alimentaire.

12h31
Le OUI du Valais n'est pas encore acquis.


12h26
On en parlait justement à l'instant. Martigny vient de livrer ses résultats également:
1) Arrêté fédéral sur la sécurité alimentaire OUI à 86.8%
2) Financement additionnel de l'AVS OUI à 51.8%
3) Réforme de la prévoyance vieillesse 2020 OUI à 50.1%

Martigny nouvelle capitale de la raclette?

12h25
100 communes valaisannes ont dévoilé leurs résultats. On attend maintenant ceux des villes. Seule Sierre a livré ses résultats pour le moment. C'est serré, serré, serré pour PV2020.

12h20
Les résultats de toutes les communes du district sont déjà connus. L'Entremont dit donc:
1) Arrêté fédéral sur la sécurité alimentaire OUI à 86.7%
2) Financement additionnel de l'AVS OUI à 54.5%
3) Réforme de la prévoyance vieillesse 2020 OUI à 54.7%

12h18
Résultats de la commune de Vollèges
1) Arrêté fédéral sur la sécurité alimentaire OUI à 89.4%
2) Financement additionnel de l'AVS OUI à 65.5%
3) Réforme de la prévoyance vieillesse 2020 OUI à 65.2%

12h17
Le canton du Valais se dirigerait vers un tout petit OUI à PV2020.

12h14
Résultats de la commune de Sembrancher
1) Arrêté fédéral sur la sécurité alimentaire OUI à 78.6%
2) Financement additionnel de l'AVS NON à 57.7%
3) Réforme de la prévoyance vieillesse 2020 NON à 56.5%

12h12
Résultats de la commune de Liddes
1) Arrêté fédéral sur la sécurité alimentaire OUI à 82.0%
2) Financement additionnel de l'AVS NON à 50.8%
3) Réforme de la prévoyance vieillesse 2020 NON à 51.0%

12h04
Résultats de la commune de Bourg-Saint-Pierre
1) Arrêté fédéral sur la sécurité alimentaire OUI à 75.2%
2) Financement additionnel de l'AVS NON à 67.0%
3) Réforme de la prévoyance vieillesse 2020 NON à 66.6%

12h02
Résultats de la commune de Orsières
1) Arrêté fédéral sur la sécurité alimentaire OUI à 86.5%
2) Financement additionnel de l'AVS OUI à 53.0%
3) Réforme de la prévoyance vieillesse 2020 OUI à 53.5%

12h01
Résultats de la commune de Bagnes
1) Arrêté fédéral sur la sécurité alimentaire OUI à 88.6%
2) Financement additionnel de l'AVS OUI à 55.9%
3) Réforme de la prévoyance vieillesse 2020 OUI à 55.9%

11h46
Les citoyens de Bourg-Saint-Pierre sont favorables à un processus de fusion dans l'Entremont à 79%! Dans le détail, 36 citoyens sont "très favorables", 23 "favorables", 7 "moyennement favorables", 18 "opposés" et 11 n'ont pas d'avis.
La participation s'élève à 72% dans la commune.

11h08
On attend également avec impatience les résultats du sondage test à Bourg-Saint-Pierre au sujet des fusions de communes. On vous en parlait dernièrement sur notre blog.

10h57
Les premiers résultats tombent dans le canton d'Argovie (pas vraiment dans notre zone géographique, mais ça nous occupe): c'est non à PV2020 pour le moment.

09h56
La participation du vote par correspondance s'élève à 45% à Vollèges.


23 septembre 2017

Demain, on vote

Il vous reste quelques heures pour vous rendre aux urnes si vous ne l'avez pas encore fait. Pour rappel, les citoyens suisses sont appelés à se prononcer sur trois objets:

  • sécurité alimentaire
  • augmentation de la TVA
  • prévoyance vieillesse 2020


Toutes les informations sont à retrouver sur le site de la Confédération (cliquez ici).

Pour rappel, voici la position officielle du comité d'Entremont Autrement.

On aura également une attention toute particulière pour le sondage citoyen de Bourg-Saint-Pierre au sujet des fusions de communes.

Florian, speaker à la Désalpe de La Fouly

Florian Alter a été invité comme orateur à la Désalpe de La Fouly en ce samedi 23 septembre. De mémoire, c'est une première pour un élu EA. C'est donc sous un soleil radieux qu'il a pris la parole durant cette manifestation toujours très appréciée du public.

Un spectateur et lecteur régulier de notre blog nous envoie une photo.

15 septembre 2017

Suite à une interpellation urgente de Florian Alter


A lire dans le Nouvelliste on line du 15 septembre 2017

Entretien exclusif avec Christophe Darbellay (2)


En ce début d'année scolaire, notre rédaction a voulu s'intéresser plus particulièrement à l'école, l'un des thèmes centraux de notre engagement. Nous avons donc adressé quelques questions à Christophe Darbellay, nouveau conseiller d'Etat en charge de l'économie et de la formation. Ne le remercions chaleureusement d'avoir pris le temps de nous répondre. Etant donné sa longueur, nous publions ce texte en deux volets, en voici la seconde partie:


EA: On annonce pour les prochaines années une possible pénurie au niveau des enseignants (due à de nombreux départs à la retraite). Quelles mesures votre département envisage-t-il pour régler ce problème?
Christophe Darbellay: Le Département a procédé à une analyse de cette problématique préoccupante qui a révélé des situations diverses selon les degrés d’enseignement, les régions linguistiques et les différentes branches enseignées notamment au CO. Le Service de l’enseignement a demandé que les mesures CPVAL ne soient pas aussi abruptes que celles pressenties, a demandé de tenir compte du principe de l’année scolaire pour les enseignants. Il a également fait en sorte qu’une nouvelle classe soit ouverte à la HEPVs pour les futurs enseignants des cycles 1 et 2. Enfin, un nouveau modèle de stages en semestre 5 et 6 (HEPVs) est actuellement étudié selon le modèle BEJUNE. De plus, une nouvelle volée de formation de niveau Master pour l’enseignement spécialisé est planifiée pour 2018. Ainsi, l’école valaisanne ne devrait pas se retrouver en situation de pénurie d’enseignants lors de l’entrée en vigueur des mesures de la CPVAL.
Concernant l’image de l’enseignant, il faut montrer de bons exemples (best practice) avec l’objectif de trouver les bonnes personnes pour ce métier. Il faudra également définir des mesures incitatives favorisant l’augmentation du taux d’activité des enseignants.

Le Valais a une moyenne de 16.7 élèves par enseignant (équivalent plein-temps). Pensez-vous qu’il faille rester dans un ratio proche ou équivalent ces prochaines années ou envisagez-vous une augmentation du nombre d’élèves par enseignant?
Il n’est pas envisagé de modifier les normes d’organisation des classes. Dans tous les cas les comparaisons sont difficiles. Plus que le nombre, ce sont les profils des élèves et les conditions de travail qui définissent une partie de la pénibilité !

Vous avez souhaité, lors de la répartition des départements, rapprocher la formation et l’économie. Quelles synergies comptez-vous mettre en place entre ces deux « mondes »? Ou plus simplement en quoi ce rapprochement apportera-t-il une plus-value à la formation et/ou à l’économie?
Entre l’école et l’économie un dialogue doit se nouer. Le rapprochement de ces deux « mondes » dans un département, qui pourrait paraître ailleurs comme une hérésie dangereuse, produit déjà des synergies intéressantes. Le service de l’agriculture dialogue avec le service de l’enseignement pour la mise en place d’actions et de projets. L’économie peut apporter son expérience à l’école sur le développement de l’esprit d’entreprise des étudiants. Le développement de grandes entreprises sur nos terres nécessitent ces interactions. Si le lien est déjà naturel entre les écoles professionnelles et l’économie, il peut ainsi être renforcé dans l’ensemble des degrés. Dans le Haut-Valais, nous soutenons par exemple, via le Service de l’enseignement, avec des partenaires du cercle de l’économie, de l’agriculture et du tourisme une couleur valaisanne dans le nouveau plan d’études (Lehrplan 21) en élaborant un ouvrage purement valaisan qui accentuera le lien important entre formation, économie, agriculture et tourisme.
En conclusion, les élèves doivent donner du sens à leurs apprentissages et l’économie ne peut s’appuyer que sur une formation solide et ouverte aux défis à venir.

Merci à Christophe Darbellay d'avoir pris le temps de nous répondre.

La rédaction

14 septembre 2017

Entretien exclusif avec Christophe Darbellay (1)

En ce début d'année scolaire, notre rédaction a voulu s'intéresser plus particulièrement à l'école, l'un des thèmes centraux de notre engagement. Nous avons donc adressé quelques questions à Christophe Darbellay, nouveau conseiller d'Etat en charge de l'économie et de la formation. Ne le remercions chaleureusement d'avoir pris le temps de nous répondre. Etant donné sa longueur, nous publions ce texte en deux volets.

EA: Dans votre programme de campagne, vous affirmiez vouloir « renforcer les acquis de l’école valaisanne en évitant les mesures d’économie affectant la qualité éducative ». Peut-on comprendre que, maintenant que vous êtes en fonction, c’est la fin des mesures d’austérité dans le domaine de la formation?
Christophe Darbellay: Le domaine de la formation a subi durant ces dernières années plusieurs coupes budgétaires assorties de mesures d’économie aussi nombreuse que diverses. La contribution de l’école valaisanne a en effet été très importante aussi bien en terme de millions d’économies que de postes perdus. Aller au-delà pourrait péjorer la qualité de l’enseignement dispensé à nos élèves, car cela toucherait la substance même de l’école. Ainsi, il y a une volonté de réfléchir aux mesures ETS2 déposées afin de préserver la qualité globale de notre enseignement et de maintenir, voire d’améliorer encore, notre excellente place dans les comparatifs inter-cantonaux. C’est la raison pour laquelle, à l’avenir, un budget fort sera défendu pour l’éducation qui a déjà consenti à suffisamment de sacrifices. Enfin il conviendra d’anticiper les variations d’effectifs afin d’adapter les éventuelles mesures d’économie. 

Vous souhaitiez également « revaloriser le métier d’enseignant de l’école obligatoire en lui accordant tout le respect qu’il mérite ». Cela inclut-il également une éventuelle revalorisation salariale pour les enseignants des cycles I et II? Si oui, dans quelle mesure?
Les enseignants de l’école primaire ont vu leur situation revalorisée à partir de l’année scolaire 2012/13 par une augmentation de 200 CHF par mois. Le temps dû pour le plein temps a également été diminué d’une période. Un montant forfaitaire a aussi été octroyé aux titulaires de classes, en plus du salaire de base. Ces différentes améliorations ont permis aux enseignants primaires de se situer au-dessus de la moyenne suisse.
Le renforcement du rôle du titulaire contribuera également à une revalorisation. La reconnaissance du métier d’enseignant par les autorités politiques est indispensable.
Il faut également analyser la situation des enseignantes de l’ancienne école enfantine afin de ne pas péjorer leur statut. Il convient aussi de relever que la baisse du nombre de périodes correspond à une augmentation de salaire de 1/33e. 

Soutenez-vous l’insertion des élèves allophones dans les classes ordinaires ou privilégiez-vous un placement dans des classes séparées? Et pour les élèves en situation de handicap?
La future ordonnance concernant la nouvelle loi sur l’enseignement spécialisé ne prévoit pas de modifications majeures, mais renforce les pratiques actuelles favorisant l’inclusion. Les élèves allophones doivent pouvoir bénéficier de cours de soutien spécifiques et du bain linguistique et culturel d’une classe ordinaire. Les élèves en situation de handicap doivent pouvoir avoir accès à l’intégration. Une analyse individuelle est réalisée par les conseillers pédagogiques de l’enseignement spécialisés, en collaboration avec les parents et les professionnels. Des solutions alternatives restent prévues pour certaines situations.

Plusieurs programmes efficaces d’échanges linguistiques existent déjà dans notre canton bilingue. Que pensez-vous de la proposition de Philippe Nantermod de rendre les échanges linguistiques obligatoires dans le cursus scolaire? Envisagez-vous d’autres moyens de promouvoir les échanges entre le Haut et le Bas du canton?
Le rapport de l’agence Movetia montre que le Valais est le leader suisse dans les échanges. La conférence de presse de la rentrée mettait l’accent donné sur une volonté de développement de l’enseignement des langues et sur le bilinguisme. Ainsi, nous avons une volonté de développer les possibilités d’échange linguistique et de permettre à chaque élève de concrétiser l’apprentissage de la L2. Actuellement, on tend notamment vers une généralisation des échanges au CO. Pratiquement tous les cycles d’orientation sont concernés. Une piste reste peut-être à explorer : trouver des enseignants qui seront prêts à enseigner dans l’autre partie linguistique et favoriser des échanges dans toutes les parties de la Suisse, en début de carrière par exemple.

(à suivre vendredi...)

12 septembre 2017

Pourquoi Entremont Autrement se trompe

Ce que j'apprécie tout particulièrement dans le mouvement Entremont Autrement c'est qu'on y garde toute sa liberté d'expression, y compris lorsque l'on n'est pas d'accord avec ses positions officielles. Je sors donc aujourd'hui d'une certaine réserve pour exprimer l'incompréhension que suscite chez moi le NON de mes camarades à la réforme de la prévoyance vieillesse 2020, en démontant un certain nombre d'arguments que j'estime fallacieux.

"Le relèvement de l'âge de la retraite des femmes à 65 ans est inacceptable"
Et pourquoi donc?
Je ne peux pas concevoir que des gens qui réclament à longueur d'années une vraie égalité hommes-femmes, la refuse quand celle-ci peut se concrétiser. L'égalité exige que l'on fasse tomber les régimes spéciaux qui distinguent encore, au niveau des retraites, les hommes et les femmes. Toute égalité comporte des avantages et des inconvénients, ici il s'agit malheureusement d'un inconvénient. Il n'y a aucun argument rationnel pour refuser cette juste correction.
Le fait que l'égalité salariale ne soit pas encore pleinement réalisée - bien que légalement déjà existante - ne peut pas servir d'argument pour refuser une adaptation de l'âge de la retraite des femmes. On ne justifie pas une inégalité au moyen d'une autre inégalité. Imaginez que l'on retourne l'argument dans l'autre sens: "nous n'avons pas besoin d'égalité salariale, car les femmes partent déjà à la retraite une année plus tôt". L'ineptie de cet argument digne de la cour d'école saute aux yeux.
Il convient de lutter efficacement contre les disparités salariales entre les hommes et les femmes, mais cela est un autre sujet, qui n'a rien à voir avec la présente réforme.

"Cette réforme n'est pas sociale"
Pourtant 500'000 femmes en profiteront directement: celles qui ne rentrent pas dans les standards de la cotisation LPP. Augmenter l'AVS, même modestement, est un avantage indéniable pour elles.

"Cette réforme n'assure pas la pérennité de l'AVS à long terme"
Effectivement, la réforme PV2020 sur laquelle nous voterons le 24 septembre prochain n'assure pas l'AVS au-delà de 2030. Il faudra une nouvelle réforme des retraites après celle-ci.
Est-ce une raison pour refuser celle qu'on nous propose? Non, bien entendu. Depuis 20 ans, les Suisses ont renvoyé au gouvernement toutes les propositions faites, il est temps aujourd'hui d'avancer dans ce dossier crucial. La réforme proposée n'est pas parfaite, la suivante ne le sera pas non plus. Mais c'est comme cela que l'on avance dans ce pays, au moyen de petits pas qui permettent gentiment de construire un édifice pérenne.
Refuser PV2020, c'est prendre le risque de voir les caisses se vider encore plus vite. Cette réforme offre un bol d'air avant d'engager de nouveaux gros chantiers.

"Nous renégocierons une nouvelle réforme en cas d'échec"
La gauche idéaliste aime à penser que lors des prochaines réformes, elle pourra faire passer ses projets (renforcement du premier pilier, augmentation des rentes, flexibilisation de l'âge du départ à la retraite, etc). Elle oublie cependant bien vite qu'elle est très minoritaire dans ce pays (et cela depuis sa fondation). Plusieurs projets "de gauche" n'ont d'ailleurs pas passé la rampe face au peuple: AVS+, impôt sur les successions.
En cas d'échec de PV2020, la majorité PLR-UDC du Conseil national reviendra - et ils l'ont déjà annoncé - avec une proposition de hausse de l'âge de la retraite à 67 ans. Que ferez-vous alors? Vous lamenterez-vous pour dénoncer ce coup de force inacceptable? Il est absolument illusoire d'imaginer qu'avec de bons sentiments et la fleur au fusil, nous parviendrons à raisonner cette droite bourgeoise-là, pour qui la retraite à 67 ans est le Graal!

"Luttons mieux contre l'évasion fiscale pour compenser les pertes de l'AVS"
Il est évident qu'il faut lutter beaucoup mieux et beaucoup plus volontairement contre l'évasion fiscale. Par contre, on ne finance pas durablement une assurance sociale en récupérant de l'argent dans un tout autre domaine. L'AVS doit être stabilisée par elle-même, en interne d'une certaine manière, c'est le seul moyen d'en assurer la survie à long terme. Alors rêvons, quand les caisses seront vraiment dans le rouge, le peuple acceptera-t-il peut-être plus volontiers des idées qui aujourd'hui n'ont aucune chance.

Chers amis d'Entremont Autrement et d'ailleurs, il s'agit aujourd'hui d'être réalistes. La réforme PV2020 est loin d'être idéale: elle impose une baisse cruelle du taux de conversion du 2e pilier, elle crée une cassure générationnelle entre les cotisants de moins de 45 ans et les autres, elle n'assure pas à long terme notre système de retraites. Par contre, cette réforme est la seule que nous ayons. Elle est le fruit de compromis arrachés difficilement par les élus à Berne. Elle apporte de plus une revalorisation des rentes du premier pilier de 70.-, c'est modeste mais beaucoup pensaient que ce ne serait pas possible.

Je vous invite donc à abandonner un certain dogmatisme et à considérer le problème des retraites dans sa réalité et dans son urgence en votant OUI à cette réforme le 24 septembre.

J. Lovey

11 septembre 2017

Prévoyance Vieillesse 2020 : 2xNON

Pour financer nos retraites, un très mauvais projet – issu d’un très mauvais compromis - est proposé à la population en vote ce 24 septembre.

Très mauvais projet pour trois raisons:
d’abord car la modification vers le haut de l’âge de la retraite pour les femmes n’est pas acceptable sans combler les disparités salariales (rappelons-nous : travail égal, salaire égal alors que la réalité montre 18% de moins pour les femmes);
ensuite, car relever le taux de TVA est d’un cynisme incroyable, sachant que cet impôt touche tout le monde de la même manière, que l’on soit milliardaire ou ouvrier à bas revenu, rendant le plus faible encore plus faible dans l’acquisition de ses biens de base;
et troisièmement, car même les plus fervents adeptes de cette réforme avouent que dans un tout proche avenir, il faudra remettre l’ouvrage sur le métier (en d’autres termes que l’on décide d’un emplâtre sur une jambe de bois).

Voilà pourquoi je voterai totalement NON à cette réforme de l’AVS, tout en vous exhortant à faire de même.

Pour ce qui est des solutions envisageables pour résoudre ce problème, car problème du financement des retraites il y a, je vous laisse avec les estimations émises concernant la fraude fiscale, en Suisse, et des différentes études s’étant penchées sur le sujet. En gros, ces études font état d’une fourchette allant de 5 milliards à 20 milliards de francs de revenus non déclarés (par année) et d’une fortune cachée de 150 milliards à 300 milliards.

Les solutions existent. Il faut juste vouloir.

Olivier Bender
Conseiller communal à Vollèges

10 septembre 2017

Sondage sur les fusions à Bourg-Saint-Pierre

Il y a quelques jours, la commune de Bourg-Saint-Pierre surprenait son monde en annonçant une votation populaire sur le principe d'une fusion de communes le 24 septembre prochain. A la fin de la période estivale, l'annonce avait de quoi prendre de cours les officines de partis.

Gilbert Tornare, président de la commune, nous a confirmé l'information en précisant qu'il ne s'agirait pas d'une votation à proprement parler, mais d'un sondage. Les citoyens bordillons devront s'exprimer sur le principe d'un processus de fusion de communes. Ils auront le choix entre cinq réponses, allant de "très favorable" à "défavorable". Une présentation publique avait eu lieu dans le courant du mois d'août.

Ce vote consultatif est une première dans le district. Il est censé prendre la température de l'opinion publique sur le thème des fusions de communes en impliquant directement et clairement les citoyens dans la démarche. L'approche est positive. La réponse apportée par Bourg-Saint-Pierre le 24 septembre ne permettra par contre pas de savoir quel modèle de fusion est préférable: avec quelle(s) commune(s)? A quelle échéance? Pour quels avantages? La procédure n'en est qu'à ses débuts et il faudra voir si les votants approuvent la volonté de leurs autorités d'aller de l'avant ou s'ils signent un coup d'arrêt pour cette arlésienne de la politique entremontante.

Entremont Autrement, fidèle à son habitude, ne donne évidemment pas de consigne de vote. Par contre, notre mouvement salue la démarche en espérant qu'elle fasse des émules ailleurs dans le district. Nous encourageons la population a se rendre massivement aux urnes afin que le signal soit le plus clair possible.

J. Lovey

3 septembre 2017

Nouvelle fusion en Entremont?

C'est au détour d'une carte recensant les zones géologiques instables en Valais parue dans le Nouvelliste cette semaine que nous apprenons une nouvelle fusion dans le district.

Au vu de l'opacité des discussions entourant les fusions, il ne serait pas étonnant que d'autres rapprochements aient eu lieu en coulisses.