25 avril 2018

Constantin, écrivain.

« Constantin, écrivain » : hexasyllabe sec et sonnant, à la rime intéressante mais qui, franchement, me fait mal aux oreilles. Le mot est lâché : (se) confier. Et si ce verbe peut faire penser au substantif « les confessions », il mène surtout aux maîtres de la discipline pour n’en citer que deux : d’abord Saint-Augustin (397-401) puis référence plus canonique et récente, Rousseau. Figure forte du XVIIIème siècle, l’écrivain Genevois s’inscrit comme un incontournable des confidences. Dans une réflexion anachronique, la critique considère d’ailleurs volontiers Les Confessions (1782) comme le prototype de l’autobiographie. Au-delà du débat au sujet de la porosité des genres, retenons ses premiers mots issus du Préambule :
« Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature; et cet homme ce sera moi ».
Ainsi donc, CC s’engagerait dans un projet similaire ? Silence sceptique, d’autant plus que l’entreprise littéraire pourrait être doublée d’un certain débat politique.

En toute honnêteté, je n’ai pas encore eu l’occasion de feuilleter son livre. Et je ne sais pas si je le ferai. J’ai parcouru son article dans lequel il en fait la publicité et cela me semble suffisant, malgré une déclaration d’amour sincère au Valais, pour y déceler une attaque directe à la littérature en soi (je m’en tiens ici à ce domaine uniquement). Celle qui provient d’individualités réfléchies, profondes, légitimes, du point de vue tant existentiel qu’intellectuel. Pas celle qui naît d’un business puissant (et qui, par ailleurs, pourrait dissimuler à tort un homme plus vrai), au goût amer pour les littéraires de mon espèce. Quand bien même les bienfaits de l’écriture sont destinés à quiconque, il ne faut pas non plus croire au miracle d’une plume réparatrice de certaines initiatives plus ou moins mal perçues par les Valaisans…et les autres.

Justine Volluz

24 avril 2018

Equivalent plein temps

NDRL: Durant la campagne des Jeux olympiques de Sion 2026, le blog d'Entremont Autrement ouvre ses colonnes à quelques contradicteurs de la machinerie étatico-économico-olympique. Les partisans conservent bien entendu toujours leur plein droit de réponse sous forme de commentaire ou d'article.

Après les milliers les millions, après les millions les milliards, après les milliards Mabillard, disait-on autrefois du côté de Leytron. Les chiffres arrivent de partout à la vitesse de la mitraillette. Sauve qui peut la vie. Alors, les coûts des JO au final? C’est un, deux ou trois milliards? Le nombre d’emplois durables qui vont être créés, 10'000, 100 ou une petite dizaine?
Il faut garder la tête froide et comparer quelques chiffres officiels (source OFS et COJO)
En Suisse, le chiffre d’affaire du tourisme, c’est 45 milliards, soit un milliard par semaine, deux quand c’est Noël, presque rien quand il pleut ou qu’y a pas de neige.
Les touristes étrangers apportent 16 milliards
Il y 5’000 hôtels et 30'000 restaurants.
On réalise 35 millions de nuitées hôtelières.
Il y a 163’752 équivalents plein-temps (EPT) actifs dans la branche qu’il ne faut pas scier.

On vendra 1'300'000 billets pour les JO, un tiers pour les épreuves et manifestations prévues en Valais, soit 433’333 billets.

Le Paléo dure 5 jours,
La Foire du Valais à Martigny 10 jours,
Les JO durent 15 jours.

Le Paléo c’est 220'000 visiteurs,
La Foire du Valais pareil,
Les JO = Le Comptoir + Le Paléo.

Cela ne va rien révolutionner du tout. Juste l’occasion de se marrer et de prendre une bonne cuite.

Le Paléo et le Comptoir ne reçoivent pas un milliard de fonds publics.

Santé, bamboulé et gueule de bois.

Jibril Ben Der

18 avril 2018

Mon bilan curieux des candidatures valaisannes aux Jeux Olympiques d'hiver... 3ème épisode

Daniel Rausis nous a transmis en vrac quelques notes éparses concernant l'histoire des JO en Valais et son regard subjectif sur la question à travers quelques archives:

Les années de candidatures malheureuses et sédunoises ont laissé dans l'addiction certains de leurs artisans. Qui se sont mis immédiatement au travail pour cloner le dossier. Comme la ville de Sion était plus que réticente à reprendre le flambeau, il a fallu aller guigner juste à la porte à côté, mais le Valais n'était pas à priori écarté de l'aventure, bien au contraire.
L'aventure actuelle de Sion 2026, n'est qu'un détail de cette agitation dérisoire.

Montreux 2010 

Avec ski alpin et nordique à Montana et hockey à Sion, Sierre et Martigny, et parfois Champery, Monthey, les Portes-du-Soleil, Anzère.
Projet de Jean-Pierre Seppey en 2000, ancien secrétaire général de Sion 2006, Christian Constantin est consultant du groupe. Le projet fusionne fin 2000 avec Berne pour devenir Berne 2010 mais concerne toujours le Valais.

« L'obstiné Jean-Pierre Seppey va tout faire pour profiter de tout le goodwill accumulé par les précédentes candidatures olympiques d'hiver. J'ai même une idée pour lui. Il devrait baptiser son projet «Chillon 2010» écrivais-je le 2 janvier 2000 dans le Matin-Dimanche

« Jean-Pierre Seppey, responsable de Montreux 2010,  jure d'avoir retenu la leçon de Sion 2006. Ainsi, on peut déjà prévoir que la cérémonie d'ouverture aura lieu à l’étranger. » 19 juin 2000

« On se demande pourquoi la candidature canadienne aux Jeux d'hiver fait beaucoup moins de bruit que celle de la Suisse. C'est simple: là-bas on travaille à Vancouver et ici on ne peut pas retenir Seppey. » 20 juin 2000.

« La candidature de Berne-sans-l'Oberland-sauf-Gstaad-Montreux-Valais-Saint-Moritz aux Jeux olympiques d'hiver en est aujourd'hui à 9 lieux de compétition prévus... Et à 100 lieues de les obtenir.» concluais-je le 25 mars 2001.




16 décembre 2001: (avec Claude Dussex)






Montreux 2014 

Variante de la candidature précédente qui est présentée comme un galop d’essai pour 2014, en main absolument privée.

Lausanne-Sion 2014 

Une des hypothèse de l’IDHEAP qui pense en 1999 que la Suisse aurait de forte chance d’obtenir les jeux. Jean-François Fournier s'enthousiasme.

Sion 2014 

En 2002, René Fasel pense que le Valais aurait une meilleure chance que Berne 2014 et qu’il devrait se lancer contre.



Sion 2018 

En 2003 Alain Cottagnoud (!) se disait favorable à Sion 2018 si la confédération y injectait un milliard. Aujourd'hui, malgré ce montant, il s'inscrit parmi les opposants les plus déterminés.
En 2009 dans l’indifférence générale, la candidature Sion 2018 est lancée par Jean-Luc Lehmann avec Christian Constantin, Jean-René Fournier, Jérémie Robyr et Pirmin Zurbriggen qui en 2006 disait qu’il faut viser plutôt Sion 2022.

Sion 2020 

Sottise proférée par Bernard Attinger dans le Nouvelliste du 16 février 2000 en argumentant que Sion doit faire acte de candidature « en permanence ». Philippe Varone va faire encore plus fort le 15 mars 2018 en proposant que les jeux d'hiver se tiennent toujours à Sion.

Sion 2022 

Voeu pieu de Pirmin Zurbriggen avant de s’engager dans la candidature de Sion 2018.
"Une candidature de la Suisse pour les JO 2022 est-elle encore possible? D'après toutes les remarques et observations faites depuis l'annonce d'une première initiative de ce type, cela paraît utopique. Nous ne voyons pas Swiss Olympic reprendre un tel risque dans une démarche qui devrait être bouclée en quelques mois alors que, d'habitude, elle demande plusieurs années d'intense travail et un budget d'environ 50 millions de francs. Je vous rappelle que les Grisons ont quand même dépensé 60 millions de francs rien que pour la candidature qui a échoué." répond le 13 septembre 2013 Oskar Freysinger à une interpellation du groupe PDCC.

En 2014, le Parlement valaisan a refusé de débloquer un crédit pour réaliser une étude de faisabilité sur une candidature valaisanne aux Jeux olympiques.
Il s'agissait d'un postulat PLR, de Xavier Mottet, Philippe Nantermod et Fabien Girard.

Dans la foulée, fin 2014, Christian Constantin, immédiatement applaudi par René Fasel... saute sur l'idée.

"En Valais, une personne privée a relancé l’idée d’une candidature valaisanne et suisse aux Jeux olympique d’hiver. " écrit le conseil d'état dans son message au grand conseil en taisant le nom de Christian Constantin :-)

Le dossier a alors évolué en trois versions :

Valais 2026

Le projet était centré sur le Valais en intégrant Lausanne, Kandersteg et St-Moritz.

Swiss Alps 2026

Les sites étaient répartis sur 6 cantons : Valais, Vaud, Berne, Tessin, Grisons et Uri, avec comme objectif d’obtenir le soutien d’un maximum de cantons pour faire la différence sur le plan national

Sion 2026

Les Jeux au cœur de la Suisse » : le projet « Swiss Alps 2026 » est fusionné avec celui porté par la Chambre vaudoise de Commerce et d’Industrie en mai 2016 pour devenir « Sion 2026, les Jeux au cœur de la Suisse».

En question principalement, l’ancienne raffinerie Tamoil à Collombey-Muraz "une cicatrice au milieu de la plaine du Rhône."
Le village olympique y prendrait place, ce qui aurait pour conséquence d’accélérer les procédures d’acquisition et de déclassement. Autrement on aura un déchet industriel, explique CC.
"C’est un bordel, et plus on peut aller vite pour nettoyer un bordel, plus les gens seront contents".
"Au lieu d'imaginer que c'est quelque chose de con, on peut imaginer que c'est quelque chose de pas mal." dit-il à la journaliste.
Le 26 mars 2018 Christian Constantin a écopé d'une amende pour avoir fait allumer un baril au sommet du Cervin par Pirmin Zurbiggen, "incinération non conforme de déchets" le 8 février 2018 en présence de Christophe Darbellay.


Sion 2030 

Selon Jean-Loup Chappelet le 4 mars 2013, la date la plus proche à laquelle le Valais pourrait envisager une candidature. Un homme décidément peu écouté.
Cette date est reprise par Oskar Freysinger le 13 septembre 2013 en réponse à une interpellation du groupe PDCC, (3.0023) Beat Eggel, Grégoire Dussex et David Théoduloz qui demandaient au conseil d'état son avis sur une éventuelle nouvelle candidature de Sion.

Sion-Conthey-Les Cases 2032

En janvier 1995 dans la revue Valais-Wallis sous ma signature:

Tout a commencé vers 2040. Après plusieurs saisons d'enneigement catastrophique, il fallait retrouver pour le Valais une forme de tourisme visant la qualité plutôt que la quantité. 
"Ils les avaient eus ces jeux chez eux" répétaient dans leurs exercices de diction les comédiens valaisans toujours plus nombreux car l'heure avait sonné pour la culture. 
Depuis plus de huit ans, on tentait en effet d'oublier les Jeux Olympiques de Sion-Conthey-Les Cases qui avaient laissé un résultat comptable déplorable, et surtout transformé en purgatoire le paradis des vacances. Certains parlaient même d'enfer blanc, quoiqu'avec l'espoir d'une rédemption, l'apocatastase n'étant plus une hérésie depuis que le "On ira tous au paradis" de Michel Polnareff avait été harmonisé par un chanoine.
Bref, il fallait réinventer l'Eden.
Et c'est ainsi que le président Dubonnet eut l'idée géniale de développer à l'échelle du canton ce qui a fait été mis au pont à la fin du siècle précédent dans les Thermes de Loèche: les sports tout nus.
La renaissance débuta tout d'abord dans le domaine skiable exterritorialisé de la Plaine Morte, où l'on créa des pistes de ski pour nudistes; la masse des touristes diminua sensiblement, et d'autant les heures d'attente au fond des remontées mécaniques. "Plus le froid mord les épidermes, plus les queues se raccourcissent", constatait en tirant sur la ficelle d'un gag éculé un employé du funiculaire.
Trois ans plus tard, le Valais, enfin réconcilié, célébrait dans une immense fête populaire l'harmonie de l'écologie et du développement. Oublié le contrat nature, on en était au bail naturiste.
Le Grand Baillif avait baissé son froc. Monseigneur n'en rougissait pas. On se retournait pour admirer la beauté des restes d'un Bernard Crettaz séculaire, et enfin l'économie reprenait du poil de la bête au niveau de la bourse.
Les choses se gâtèrent lors du grand cortège qui conduisait à la Catherine: elle avait aussi tombé la robe sous le burin d'un restaurateur. Alors que défilaient les grands stratèges du paradis terrestre, un enfant s'était mis à compter les faux-culs.


Sion 2034

"La taille gigantesque des JOH ne dépend pas de l’organisateur, mais bien du CIO. Il est illusoire de penser que les JOH changeront de visage, si le Valais en est désigné comme l’organisateur. En 2034, il faudra compter sur un budget avoisinant les 5 milliards de francs." écrit le conseil d'Etat en décembre 2013 a un postulat du 7 août 2013 (3.0022) de Xavier Mottet, Philippe Nantermod et Fabien Girard pour des JO durables en Valais. Le conseil d'Etat se propose néanmoins de lancer une petite étude préliminaire de 25.000 ou 50.000.- à la HESSO.
Fortement combattu par la Verte Fabienne Mabillard et l'UDC Patrick Fournier.
Par 64 voix contre 36 et 14 abstention le grand conseil avait transmis le projet au conseil d'état le 13 septembre 2013.
Par 64 voix contre 48 et 5 abstentions le grand conseil enterre définitivement l'affaire le 13 mars 2014.

Sion 2040 


En cas d’échec de Sion 2006 disait-on en 1999 dans l’entourage de Jean-Daniel Mudry, ça en serait fini jusqu’en 2030 ou 2040. Sage prophétie!

Sion dans les siècles des siècles

"Le sommet de la durabilité, ce serait d’ailleurs que les Jeux d’hiver aient toujours lieu à Sion," déclare Philippe Varone le 15 mars 2018 dans la Tribune de Genève.



AMEN


Daniel Rausis


Investir dans l'enfance

Selon Jean-Ferrat « la femme est l’avenir de l’homme »; mais il me semble plus juste de dire que l'avenir ce sont nos enfants.
Dans une société développée comme la nôtre comment se fait-il que les politiques fassent aussi peu attention aux enfants? Notre système scolaire est conçu pour transmettre des savoirs aux enfants. Mais la vie en société n’est elle pas un apprentissage tout aussi important?

Et cet apprentissage, les enfants le font d'abord dans leur famille. Cependant 55,7% des ménages valaisans ont recours à un accueil extrafamilial pour leurs enfants (voir la source). Avec un aussi grand nombre d’enfants accueillis à l’extérieur de leur famille, n’avons-nous pas l’obligation d’offrir des structures de qualité?


Selon moi un accueil de qualité passe automatiquement par des locaux adaptés, un personnel qualifié et en quantité suffisante. La formation donnée aux éducateurs de l’enfance et aux assistants sociaux éducatifs est de qualité. Les directives cantonales pour l’accueil à la journée des enfants (voir la source) précisent le minimum exigé pour qu’un local puisse accueillir des enfants. Ce minimum est correct mais reste limite sous certains aspects.

La situation actuelle est satisfaisante me direz-vous. La situation n’est pas catastrophique en effet, cependant ne devons-nous pas en tant que professionnels, que politiques, que citoyens rester vigilants à garder des conditions optimales de placement? Pour cela ne pas augmenter le nombre d’enfants par employé, promouvoir le professionnalisme dans le personnel et continuer à augmenter la reconnaissance et la valorisation des personnes qui jour après jour prennent soin des citoyens de demain, sont des pistes d’action.

Emeline Perraudin

15 avril 2018

Les JO c'est fun!

Si l’on comprend bien le message transmis par les deux experts patentés des JO, Wladimir Andreff, professeur à la Sorbonne et Jean-Loup Chappelet, professeur à l’IDEHAP, l’organisation des JO 2026, ça vaut le "coût"! Les deux hommes se sont exprimés il y a quelques jours à Lausanne sur le sujet et leur avis de spécialistes laisse plutôt songeur…



A lire le compte-rendu de leur débat dans le NF du 10 avril, il semble qu’aucune des promesses faites par les organisateurs de JO n’ait jamais pu être vérifiée scientifiquement. A l’exception notable pourtant de l’indice du bonheur généré par la manifestation. Là, les chiffres sont clairs et précis : le bonheur augmente dans les régions d’accueil des JO mais cet effet est limité à une année seulement. Pour le reste, à savoir le coup de fouet donné aux activités touristiques, les retombées économiques diverses et variées, on ne peut strictement rien prouver. Il semblerait plutôt que la clientèle touristique régulière soit chassée des pistes durant la saison des jeux et qu’elle risque de trouver son bonheur ailleurs par la suite, si l’expérience les a convaincus.

Les arguments moroses avancés par les deux experts devraient logiquement se conclure sur un refus catégorique des jeux, ce qui n’est pourtant pas le cas. Evidemment, tous deux doivent l’essentiel de leur carrière professionnelle à ce genre de manifestation et on comprend bien qu’ils ne peuvent décemment pas cracher dans leur soupe.

Antoine Cretton
Entremont Autrement

11 avril 2018

Mon bilan curieux des candidatures valaisannes aux Jeux Olympiques d'hiver... 2ème épisode

Daniel Rausis nous a transmis en vrac quelques notes éparses concernant l'histoire des JO en Valais et son regard subjectif sur la question à travers quelques archives: (lire la première partie)


En mars 1998 Pascal Couchepin, l'homme qui se méfie de la bigoterie olympique défile à Martigny comme nouveau conseiller fédéral, j'y défile également à la tête d'une fanfare improbable: l'United fanfare of Bovernier.

Nous portons des calicots où sont inscrits ces quelques mots:

Bonvin 1964, Couchepin 1998, Turin 2006. 

Les gens rigolent de cette impossibilité, mais comme pour Salt Lake City, j'en ai prédit la victoire plus d'une année à l'avance.
La même semaine, j'entre au Matin Dimanche où je vais écrire des bêtises pendant plusieurs années.
A l'époque où les réseaux sociaux n'existaient pas, c'était une superbe tribune.
Mais la candidature de Sion nous occupait depuis des années déjà, puisqu'elle avait été annoncée le matin-même de l'échec de Sion 2002.





Sion 2006 

En septembre 1996, je me suis un peu laissé aller dans la revue Valais-Wallis, suite aux événements tragiques d'Atlanta.

Sédition 2006

A peine éteinte la flamme d'Atlanta, l'attention portée par le conscience du citoyen de chez nous au foin de la vie du monde, fauché à la lame de la haute conscience de nous-mêmes, allait s'aiguiser encore dans les regains du café du Commerce:

- Parce que de toute façon, ces jeux olympiques ça a été une excellente affaire pour les Suisses. Le seul chrono qui a foiré, ça été celui de la bombe, dix minutes d'avance sur le temps fixé par le type qui téléphoné, mais c'était pas une Swatch.
- T'es méchant.
- Et puis Gilbert Debons était très content de sa prestation auprès du CIO.
- On lui a dit que c'était bon pour Sion?
- Non, on lui a dit que "le mouvement olympique avait besoin de candidatures".
- C'est vrai que plus il y a de candidats, plus on reçoit de cadeaux...
- "Et plus on est de fous aux lèvres gercées, plus on a mal quand on rit."

On rit. Puis on évoqua quand même les grands atouts du Valais, pour l'éventuel pic double de 2006: évidemment un footballeur souffrant de dementia pugilistica, ça peut valoir Cassius Clay pour allumer la flamme...

- Mohamed Ali.
- Maurice Tornay n'a pas encore l'aura de Martin Luther King.
- Quel Maurice Tornay?
- Aldo Defabiani peut être très émouvant pour remplacer Stevie Wonder. Et puis on n'a pas CNN, mais Canal 9 fera très bien l'affaire en cas de coup dur dans le funiculaire de Montana: une main malveillante pourrait dévisser une ampoule en plein tunnel, provoquant la panique au sein des deux écoliers présents.

Et cette soûlographie avait quelque chose de sain...
On parla gigantisme, monstruosité, perversion des jeux par des magnats sans scrupules à la recherche de gains faramineux...
Atlanta va contaminer Salt Lake City, ça c'est sûr; on se hasarda à prédire que les jeux olympiques modernes ne survivraient pas à l'Amérique.
On trinqua à la santé du prochain Coubertin qui dans 2000 ans réinventerait ce que les Nérons d'aujourd'hui ont sali.
On imagina des jeux d'automne avec cracher de noyaux et concours de pets.
On se rappela les règles de 1,2 3 petit poisson rouge, et on espéra un moment en renvoyer deux trois au poulailler.

Le CIO choisit Turin le 19 juin 1999.
Cilette Cretton n'est plus présidente du parti radical, elle affiche son non au jeux.
Lors de la votation de 1997, Zermatt se distingue par un non déterminé, comme une dizaine d'autres communes du haut. Cette fois, dans l'Entremont, plus aucune commune ne dit non, même Sembrancher frise les 60%.
« Si Sion ne décroche pas la timbale cette fois, c'en sera fini jusqu'en 2030 ou 2040, déclarait-on du côté du comité de candidature le 27 août 1998.
Comme je n’y avais jamais cru, j’avais osé quelques boutades, en prenant des risques d'ailleurs, je me suis fait menacé souvent,  je me sentais bien seul, aujourd’hui tout le monde à l’air d’accord pour dire que le dossier de 2006 était démesuré et que la réalisation de ces jeux aurait handicapé le développement du Valais. J'ai retrouvé quelques unes de ces boutades où je tentais d'avertir mes concitoyens de la désillusion qui allait les frapper sur la place de la Planta. Le matin même, on me disait encore: Il n'y a plus que deux candidatures en lice: Sion 2006 et Sitten 2006.
Voici quelques unes de mes boutades...

Contradiction 2006

« Les protecteurs de l'environnement sont inquiets: le comité de Sion 2006 avait promis un contrat nature, et le voilà qui se réjouit de pouvoir présenter «un dossier en béton». » 18 juin 1998

Recyclage 

« Le dossier de candidature de Sion 2006 a été très soigneusement ficelé. Il est désormais prêt pour le ramassage des vieux papiers. » 17 septembre 1998


Jour J­-13

 « Adolf Ogi déclare que la candidature olympique est une excellente plate-forme pour la Suisse. Excellente, je ne suis pas sûr, mais plate, je suis presque d’accord. » 6 juin 1999


Jour J­-12 

 « Après la défaite de Sion contre Carouge, il a fallu canaliser la violence des Valaisans déçus en les faisant escorter par la police jusqu'à la frontière cantonale. Les brigades antiémeutes de Séoul savent désormais ce qui les attend. » 7 juin 1999


Jour J-­11


  «Sion 2006 et le FC Sion partagent la même sérénité pour l'avenir. Il manque juste onze jours aux uns et onze joueurs aux autres. » 8 juin 1999


Jour J-­9 

« Raymond Vouillamoz annonce deux événements télévisuels pour l'été: une journée spéciale Sion 2006 et une journée spéciale éclipse. La seconde est donc une rediffusion de la première. » 10 juin 1999


Jour J­-8 

« La Suisse est-elle aussi incontournable qu'on veut bien le dire? Oui, la Suisse est incontournable, mais seulement pour ceux qui s'obstinent à vouloir passer par le tunnel du Mont-Blanc. »
11 juin 1999


Jour J+1457 

« Il y a quatre ans, Salt Lake City se présentait pour la quatrième fois devant le CIO. C'est un record à battre. Le Valais, unanime, se dit prêt à relever le défi. » 12 juin 1999


Tu rinces?

« Et ne nous laisse plus succomber à l'attente à Sion. Amen. » 19 juin 1999




Jean-Marc Richard témoigne
Nf du 19 juin 1999 qui pariait sur une victoire certaine.

Demain la Fête 

« La demi-douzaine de journalistes américains accrédités à Vevey sont des spécialistes du vin. S'ils avaient été spécialistes du bouillon, on les aurait accrédités à Sion.» 20 juin 1999


Hop Suisse! 

«CH-91, Sion 2006, Euro 2000, Expo.01, et bientôt RU 486, les espoirs suisses sont d'une cohérence vertigineuse.» 2 octobre 1999 

C'est reparti pour un four 

« Jean-Loup Chappelet, pilier de Sion 2006, énumère les atouts qui rendraient possible l'organisation des Jeux olympiques d'hiver en 2014. Tout dépendra bien sûr du succès d’Expo.09.»  23 septembre 1999


La digue, la digue 

«Le Valais va devoir investir 1 milliard de francs pour réendiguer le Rhône. Le chantier qui devrait éviter l'inondation de 7000 hectares va durer environ trente ans. Il sera donc terminé pour l'ouverture de l’Expo.02.» 16 juillet 2000


Délai écrémé 

«Les travaux de Rail 2000, quant à eux, vont être terminés six mois plus tôt que prévu, soit le 19 décembre 2004. C'est également un bon point pour le dossier transports de Sion 2002. » 17 juillet 2000.


Programme culturel.


«Après l'interdiction du rodéo à Salt Lake City en 2002, on se demande si les matchs de reines auront bien lieu à Sion en 2006. » 20 janvier 2002

Valais-Berne 2006


Projet de l'association Swiss Alpes 3000 qui restera convaincue après la défaite de Sion 2006 que son projet intercantonal plus ouvert et plus écologique aurait eu plus de poids que celui de l'Association pour les Jeux olympiques d'hiver 2006. Pas sûr!

Tous le Valais se jure qu'on ne l'y reprendra plus, jusqu'au conseil communal de Sion qui prend la décision solennelle de ne plus jamais y aller, sauf réforme du CIO.
Mais c'était sans compter sur les démangeaisons de ceux qui vivent non pas des jeux, mais des processus de candidature.
C'est ainsi que Jean-Pierre Seppey va relancer l'illusion olympique en 2000 déjà. Et que nous allons bientôt assister à une litanie de tentatives qui mourront tous dans l'oeuf.

(à suivre)

10 avril 2018

Du génie collectif aussi en Entremont!

Il est enfin l’heure de réviser notre Constitution. Quelle opportunité exceptionnelle! À la suite de la décision de certains partis politiques valaisans de renoncer à former une liste citoyenne commune pour former la Constituante, Entremont Autrement reste fidèle à ses principes et à ses promesses en prenant la décision de ne pas lancer de listes électorales dans le district.

Cependant, Entremont Autrement invite toutes les personnes intéressées par cette magnifique occasion à s’approcher du mouvement Appel Citoyen. C’est pourquoi nous tous, Valaisannes et Valaisans, devons saisir cette initiative populaire et nous engager à défendre nos visions et nos valeurs de citoyens.



Sur le papier c’est bien, mais concrètement ça donne quoi?

Et bien grâce au mouvement nommé Appel Citoyen, c’est chacune et chacun de nous qui peut participer au chantier que sera cette révision. L’étincelle de ce mouvement est née dans le Chablais par un groupe de citoyens souhaitant réellement donner une opportunité de participation à toutes et à tous, sans appartenance partisane. Merci à ces "illuminées et illuminés" d’avoir cru en la force collective de notre canton. Dans sa charte fondatrice, Appel Citoyen défend les valeurs telles que:
  • La cohésion
    Ils défendent un canton dans lequel personne n’est laissé au bord du chemin et où l’égalité des chances est une réalité quotidienne.
  • L’ouverture
    Les défis actuels de notre canton pourront être relevés avec les autres cantons et les pays voisins. Notre canton ne sera que plus fort s’il coopère avec ses partenaires.
  • La justice
    Ce sont les droits et les devoirs de chacun qui règlementent notre société. La justice doit rester indépendante et neutre. Appel Citoyen défend un canton dans lequel les règles sont choisies ensemble et s’appliquent à tous, sans privilèges.
  • Le développement durable
    Canton de nature et de terroir, nos activités et nos modes de vie doivent interagir de manière durable avec notre environnement et notre patrimoine afin de préserver cette richesse pour nous, mais aussi pour les générations futures.
  • L’innovation
    Notre canton a tous les atouts pour s’affirmer comme terrain d’innovation en couplant ses forces et ses acteurs. Appel Citoyen désire un canton où les évolutions deviennent des opportunités et de changement, soucieux du bien-être et de la prospérité.
Si toi aussi tu désires défendre ces valeurs, quelque soit tes horizons politiques (ou apolitique d’ailleurs), il y existe plusieurs moyens pour faire partie de la démarche:

1) Signer l’Appel via leur site
En deux clics, tu signes l’Appel Citoyen afin de soutenir la démarche mais aussi rejoindre la communauté des signataires de ton district. Tu pourras ensuite notamment choisir par votation interne appelée « primaire », les personnalités qui seront candidates sur la liste Appel Citoyen de ta région. 

2) Devenir candidat pour la liste Appel Citoyen de ton district
Appel Citoyen a fait le choix de présenter des listes indépendantes des partis politiques et ouvertes à toutes et à tous. Si tu as la nationalité suisse et les droits politiques en Valais alors tu peux défendre ta présentation devant la primaire. Les candidats officiels pour l’élection de cet automne seront choisis avant l’été par l’ensemble des signataires de l’Appel de ton district.

3) Soutenir le mouvement et les candidats dans ton district
Sans t’affilier à aucun parti ou mouvement politiques, tu peux participer à cette démarche historique en aidant le groupe Appel Citoyen qui sera dans ton district. En donnant tes idées, en offrant tes compétences, rejoins le mouvement!



Et pour terminer, non ce n’est pas un parti politique caché. Chacune et chacun est libre de le suivre de manière privée, quelles que soient ses appartenances. De plus, ce mouvement est lancé uniquement pour la Constituante et ne participera pas à d’autres élections. Je suis personnellement convaincue que leur démarche a tout son sens pour ce projet précisément. Notre nouvelle Constitution doit être le reflet de notre Valais actuel, fort de son passé et tourné vers l’avenir. Chacune et chacun de nous a sa pierre à amener à l’édifice afin que notre texte fondateur soit complet et cohérent.

Toutes les informations sur : http://appelcitoyen.ch/ ou directement à l’adresse mail suivante : hello@appelcitoyen.ch.

Roxanne Di Blasi
Animatrice socioculturelle

8 avril 2018

JO 2026, quelques ombres au tableau

Dans la séance d’information du 3 avril au Châble, j’ai appris ou eu confirmation de plusieurs choses, en vrac listée ici:

  • Le milliard de la confédération et celui du CIO ne seront pas pour le Valais, mais pour le projet. Comme seule une partie des compétitions sont prévues en Valais, l’argent sera reparti entre les sites en fonction des coûts respectifs.
  • Il n’y aura pas un franc investit par le COJO dans les infrastructures valaisannes, à savoir, par exemple, la rénovation du parc des remontées mécaniques même s’il est évident que ces infrastructures méritent déjà aujourd’hui (8 ans avec les Jeux) un coup de jeune conséquent (Nous avons 20 ans de retard sur les stations des Dolomites, a-t-il été dit. A noter que les Dolomites n’ont jamais eu les Jeux et ont réussi à prendre 20 ans d’avance sur nous malgré tout). Ce sera aux entreprises de remontées mécaniques de les assumer, avec leur argent propre (qui ne pousse pas sur les arbres, a-t-il également été dit. Ni en terre, dans les Dolomites, rajouterai-je).
  • Le COJO ne prévoit de travailler qu’avec l’existant, sans construction ou rénovation aucune des infrastructures sportives. Si une commune site voulait le faire, elle devrait l’assumer elle-même (dans le contexte des lois actuelles, leur permettant de demander des subventions cantonales et fédérales, dans les limites légales).
  • Il n’y aura pas de déficit car il n’y aura pas de construction d’infrastructure à charge du COJO. Seul Fr. 30 millions sont prévus, selon le tableau présenté (p. 20 http://www.commune-cransmontana.ch/media/document/0/2018.02.06-presentation-sion-2026-par-m.-darbellay.pdf). Le reste à charge des privés ou communes. D’autre part, durant la présentation, un montant de 60 millions au maximum à la charge du canton pour les infrastructures a été mentionné. Il concerne notamment la participation à la construction d'une arène d'arrivée à Crans-Montana, de la rénovation du centre de vacances de Fiesch ou encore de travaux de terrassements à Thyon.
  • Le village olympique ne sera pas construit sous l’égide Sion2026 (donc avec l’argent du budget organisationnel), mais par des privés ou la ville de Sion qui va de toute façon faire un éco-quartier (même s’il y a déjà beaucoup trop de logements en Valais, selon Bilan du 11 mars 2018 : http://www.bilan.ch/immobilier-plus-de-redaction/surconstruction-menace-valais). Le village olympique sera simplement loué pour la période des Jeux et réalloué en logement privé dès la fin des Jeux.
  • Malgré le fait que des communes, des cantons ou la Confédération décident des investissements en lien avec les Jeux (parking, rénovation de route, aire d’arrivée sportive, aménagement de piste, salle de fête,…), le principe de la mise au concours sera de mise. Ce qui signifie qu’une entreprise de Kreuzlingen, de France ou de Pologne pourra avoir le mandat, plutôt qu’une de Bagnes, Orsières, Martigny ou Sion, en fonction des critères en place.
  • Durant les 7 ans qui précède les Jeux, 1.4 à 2.5 millions de nuitées sont à prévoir dans les régions où les compétitions seront prévues, surtout en période hivernale. Petite question en suspens : n’est-ce pas déjà la période où, en Valais, nous avons la plus grande occupation des lits ? Est-ce que ces nuitées supplémentaires (évidemment bienvenues) ne risquent pas de se retrouver ailleurs qu’en Valais, pour cause de non-disponibilité des lits en Valais ou alors prendre la place des touristes fidélisés par les stations qui iront voir ailleurs (Italie, Autriche…), avec le risque de ne plus revenir en Valais ?
  • Il y a 28'404 lits hôteliers disponibles en Valais. Le village olympique devrait contenir 1600 lits. Durant les Jeux, il est prévu d’y avoir:
    - 2900 athlètes
    - 2000 accompagnants
    - 11'000 journalistes.
    - 15'000 à 20'000 volontaires (certains vivants en Valais, d’autres pas).
    Des membres du CIO, des invités, des membres de la sécurité (police, armée,…).

    Ainsi donc, 30'000 lits sont disponibles pour environ 25'000 personnes (estimation personnelle) devant loger sur place. En admettant que seulement la moitié sera en Valais, soit 12'500, il n’y aurait que 17'500 lits d’hôtellerie pour la masse des touristes du monde entier qui viendrait participer à la fête olympique et encourager leurs athlètes favoris.

  • Le prix des places pour les compétitions serait de Fr. 100.- par personne, déplacement en transport public inclus, repas sur place exclus. Compter Fr. 500. – pour une famille de 4 pour une seule compétition. Est-ce que ce prix est valable pour toutes les compétitions (qualification patinage de vitesse, descente homme, demi-finale de hockey masculin,…) ? Pour comparaison, à Barcelone, j’avais payé l’équivalent de 25 francs pour une place au stade pour des épreuves d’athlétisme (aucune finale ce jour-là).
  • Le développement durable n’a pas été abordé. Juste mentionné comme « sous la loupe du comité de candidature ».
  • Malgré le fait que l’Entremont, voire le val de Bagnes en particulier, soit un terreau exceptionnel de sportifs de haut niveau, possédant des sites touristiques et sportifs de grande qualité, avec des gens ayant démontrés – et démontrant encore – des capacités d’organisation d’événements de format mondial (ex : Tour de France, championnat du monde de ski-alpinisme, Xtreme, etc…), aucune compétition ou site olympique n’y est prévu. Il faut toutefois, pour bien comprendre le projet, ne pas se focaliser sur sa propre région mais se réjouir du bonheur des autres (par exemple, que la région de Sion reçoive l’organisation de 6 disciplines - skicross, snowcross, snowboard parallèle, bosses, saut acrobatique et big air - en plus des cérémonies d’ouvertures et de clôture, alors que Verbier est maître dans l’organisation de sports nouveaux et fun).
  • Les Jeux de Sion seront organisés selon l’Agenda2020 du CIO. Paris2024 aussi. Paris2024 a déjà, selon Le Monde (http://www.lemonde.fr/sport-et-societe/article/2018/03/30/jeux-olympiques-2024-un-rapport-estime-le-potentiel-surcout-des-travaux-a-500-millions-d-euros_5278883_1616888.html) un risque de dépassement de budget de €500 millions, et ceci à 6 ans des Jeux.
    Les JO de Paris sont des JO d’été. Il faut compter 4 fois moins de dépenses pour les JO d’hiver. Donc un dépassement de 125 millions, en Valais, à 6 ans des Jeux.
  • Aucun système de contrôle du dépassement des coûts autres que les contrôles actuels déjà existant ne seront mis en place. Ceci me préoccupe particulièrement, d’autant plus que, sur un projet similaire en coûts (Rhône3) – avec les contrôles existants - un dépassement de plus de 1.4 milliard est maintenant prévu.
  • Le CIO a eu des problèmes. Il a commencé le nettoyage, mais n’est pas au bout.
  • Le CIO redistribue 90% de ces revenus pour les sportifs et activités sportives. Mais, le CIO engrange de juteux bénéfices pendant que les risques des infrastructures olympiques sont à la charge des collectivités et de la ville organisatrice.
Olivier Bender
Entremont Autrement