17 février 2018

Test de positionnement politique. Vraiment?

Depuis plusieurs jours, les internautes se passionnent pour un test de positionnement politique disponible sur Facebook. En répondant à une trentaine de questions, le test vous propose une carte de votre positionnement politique et vous permet de vous comparer au positionnement prétendu de quelques présidents et politiciens américains.

Première question: les politiciens auxquels sont comparés les internautes ont-ils pris part à ce test ou a-t-on "déduit" leur avis de leur passé politique? On peut se poser la question lorsque l'on sait que Ronald Reagan est mort en 2004 et Milton Friedman en 2006, donc avant la démocratisation de Facebook. Ces positionnements idéologiques semblent donc au mieux discutables, au pire douteux.

L'ancien député bagnard Alexandre Luy a publié une carte du positionnement politique de ses contacts Facebook. On y retrouve d'ailleurs plusieurs membres d'Entremont Autrement. Un des intérêts de cette carte est de placer les différentes personnalités politique sur deux axes: du classique (et contestable) "gauche-droite" au plus surprenant "communautaire-libéral". Cet axe vertical (axe Y) repose sur une opposition bizarre entre "communauté" et "liberté". On aurait pu comprendre un axe "libéral-protectionniste" ou "progressiste-conservateur" ou "communautaire-individualiste"; la variante choisie est plus obscure.

 

Enfin, ce test comporte un autre problème. On n'a pas accès à la méthodologie et à l'algorithme qui permet de compiler ces résultats. Tout test justifie qu'on explicite sa méthode.
On ne sait pas non plus qui sont les scientifiques derrière ce test puisque le laboratoire IdrLabs qui est à l'origine de ce projet... n'existe pas! En effet, il ne s'agit que d'une plateforme de vente de tests en ligne, sans pour autant que ce labo n'ait une quelconque existence physique quelque part sur la planète. Le domaine internet est lui-même basé aux Bahamas. Prudence donc!

Hier soir, Sébastien Fanti mettait en garde, sur Facebook toujours, contre ce test qui serait, selon ses dires, un aspirateur à données. Il a promis des éclaircissements prochainement.

Au fond, quel problème derrière tout cela? Aucun me direz-vous. Surtout qu'en observant la carte réalisée par Alexandre Luy, une bonne partie des personnes semblent placées relativement proche de la zone dans laquelle on les aurait spontanément imaginées.
On peut tout à fait effectuer ce test de manière récréative, ludique. Ou pour se faire peur ou se rassurer. On peut déconner ensuite avec ses contacts et les chambrer sur les réponses qu'ils ont pu donner à telle ou telle question.

Cela devient plus problématique quand le Nouvelliste, sans faire aucune recherche sur les origines de ce test et sur sa validité, se permet de faire des comparaisons de positionnement politique entre certains élus...

A l'heure de la généralisation d'internet, il est plus qu'urgent d'apprendre à repérer les sources dignes de confiance.
Il est nécessaire également de ne pas accorder aux statistiques plus d'importance qu'elles n'en ont réellement. Ce qui compte ce sont les idées, les projets et non pas le positionnement "géographie-politique" de leur défenseur.

J. Lovey

Antoine Cretton en page 4 de la Dzapate jaune

Dans une page consacrée à des potins locaux, c'est tout naturellement dans son métier de cinéaste qu'Antoine Cretton figure:


16 février 2018

Antoine Cretton en page 2 de la Dzapate jaune

Pour évoquer les contacts entre la Chine et la commune de Bagnes, la Dzapate jaune, première édition a publié un long éditorial où chaque conseiller communal en prend pour son grade. Comme il se doit, on retient d'Antoine Cretton son métier de cinéaste:


A l'affiche

Le Nouvelliste du 3 février 2018 était revenu sur incident désormais clos.



15 février 2018

Le TF veut anticiper les malversations possibles

Le NF en a fait sa une le 2 février : Le Tribunal fédéral vient de publier deux arrêts liés à l'application de la Lex Weber. Ils concernent des chalets qui avaient obtenu, en 2012 déjà, une autorisation de construire délivrée par la commune de Bagnes pour des résidences principales. Helvetia Nostra avait recouru contre ces autorisations, soupçonnant une volonté de contourner la Lex Weber. La loi fédérale interdit la construction de nouvelles résidences secondaires à Verbier. En revanche, l'art. 14 prévoit qui si une résidence principale ne trouve pas preneur, après avoir été mise sur le marché à un prix raisonnable, elle peut être utilisée en résidence secondaire.

Comment interpréter cette disposition lorsqu'un promoteur annonce une construction en résidence principale ? C'est à cette question que répond le TF.

L'opposition d'Helvetia Nostra avait été écartée par la commune, en 2013. La Fondation avait alors recouru auprès du Conseil d’État qui l'avait à son tour rejetée, raison pour laquelle le recours a été porté devant le Tribunal Fédéral.

Peut-on interdire une construction sur la base d'un simple soupçon de détournement ultérieur de la loi ? A cette question, aussi bien la commune que l’État avaient répondu non. Le TF remet en cause cette interprétation qu'il estime non conforme à l'esprit de la loi. Lorsque dans une région ou une station, l'offre dépasse  la demande en matière de résidences principales, on n'a pas la preuve qu'une telle habitation trouvera preneur et par conséquent, l'autorisation doit être refusée.

Quel impact cette mise au point va-t-elle avoir sur la construction en station ?

Théoriquement aucun, la loi étant la loi. Les promoteurs savent déjà qu'ils prennent un gros risque en construisant de luxueuses résidences sans avoir un acheteur potentiel fiable. La période des vaches grasses est révolue. Ils savent aussi que la loi interdit toute nouvelle résidence secondaire dans les régions qui en comptent déjà plus de 20%. Ils savent maintenant qu'un simple tour de passe-passe ne permet pas d'échapper aux règles voulues par  le peuple suisse. Je serais tenté de dire que cette nouvelle interprétation de la loi ne portera préjudice qu'aux potentiels tricheurs.

J'ose imaginer qu'ils sont plutôt rares !

Antoine Cretton

Florian Alter dans L'Oursin, journal piquant d'Orsières

Le journal de carnaval est revenu sur la fête de la désalpe, visiblement Florian y a joué un beau rôle, mais il n'était pas le seul.




14 février 2018

Sion 2026, des JO à taille humaine, transparents, éthiques.

Les jeux du renouveau, les premiers jeux d’une nouvelle ère, des jeux durables, transparents, éthiques. Des jeux à taille humaine, la fin du gigantisme… Leitmotivs répétés à l’envi depuis des semaines, en forme de propagande assourdissante par la belle équipe soutenant dur comme fer le projet olympique en Valais.

Des jeux totalement à l’opposé de ce que l’on avait connu jusqu’à maintenant, en somme. Durables, face au gigantisme délirant et éphémère constaté lors des dernières éditions (combien de photos n’avons-nous pas vu de ces sites périclitant, à l’abandon?). Ou transparents, face aux combines opaques du CIO et des différents comités d’organisation qui nous dégoutaient, de révélation en révélation (qui n’a pas crié à la corruption lors de l’attribution des JO à Turin plutôt qu’à Sion, pour 2006?).

Et voilà que la semaine dernière, je me suis intéressé d’un peu plus près à ce projet, suite à la grand messe tenue à Sion en début de semaine.


J’ai d’abord voulu savoir, en toute transparence, qui faisait partie du comité d’organisation. En me rendant sur le site internet sion2026.ch, site officiel de la candidature, impossible de trouver un seul nom! Ni sur internet. D’autre part, je me demandais combien le canton du Valais injectait d’argent dans cette candidature. Pas moyen de trouver cette information non plus.

Pour la transparence, c’est pas gagné!

Puis j’apprends que des foulards estampillés « Sion 2026 » sont distribués dans des écoles et dans des camps de ski alors que toute publicité à l’école obligatoire est logiquement bannie, question d’éthique. Entendre ensuite dire que ce n’est pas de la propagande. Me demander ensuite si j’ai bien entendu. Ou si j’ai passé quelques années en profonde hibernation, et que les choses ont changé entre deux…

Pour terminer cette belle semaine, force est de constater que la promesse de jeux à taille humaine, durables et faisant foin du gigantisme du passé ne concerne pas la candidature aux JO 2026. En effet, voir un ballet d’hélicoptères transporter les membres de la presse convoqués jusqu’à la Hörnlihütte, à 3260 mètres d'altitude puis tourner autour du Cervin où Pirmin Zurbriggen brûle de l’essence dans un baril symbolisant une vasque olympique ne laisse que peu d’espoir vers une concrétisation des promesses.

Finir la semaine en me souvenant de l’adage qui dit « avec des tels amis, tu n’as pas besoin d’ennemis ». Là, je crois qu’il n’y a même plus besoin d’argumenter en faveur du NON pour la votation de juin. Le peuple valaisan saura voir clair.

Olivier Bender

Urbain Gaillard dans l'Oursin, journal du carnaval d'Orsières.

Maintenant que les festivités carnavalesques sont terminées, il est grand temps pour nous de faire le point sur la manière dont les journaux satiriques ont relaté l'action des élus d'Entremont Autrement

L'Oursin a d'abord rendu compte en page 4 des activités de notre conseiller communal à Orsières: